Le vote est ligne est désormais disponible !

Etudiants, professeurs, membres de l’administration...

Vous pouvez vous connecter et choisir votre artiste préféré grâce à vos identifiants ENTG : cliquez ici

Un Prix du Public sera décerné le mercredi 24 avril !

 

http://www.sciencespo.fr/poll/prixartcontemporain/

 

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Soutenez un jeune artiste, participez au financement du Prix Sciences Po pour l’art contemporain ! 

Catalogues de l’exposition, invitations à la remise du Prix, tote bags et coffrets Aesop à la clé...

 

http://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/prix-sciences-po-pour-l-art-contemporain--2

 

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Visites guidées de l’exposition


Nous vous proposons deux visites exceptionnelles de l’exposition en présence de certains des artistes sélectionnés :

le Mercredi 17 avril avec Aurore Pallet à 15h
le Vendredi 19 avril avec Nøne Futbol Club à 16h

Ces visites seront l’occasion de vous présenter les œuvres de l’exposition mais aussi d’échanger avec l’artiste présent sur son travail.

Pour vous inscrire : contact@sciencespo-artcontemporain.com

 

 

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ÉTUDIANTS, PARTICIPEZ AU JURY DU PRIX SCIENCES PO POUR L’ART CONTEMPORAIN 2013 !

 

 

Comme chaque année, un jury de professionnels du monde de l’art et de la création se réunira le jeudi 25 avril 2013 pour choisir parmi les artistes sélectionnés le lauréat du Prix.

Un étudiant du collège universitaire de Sciences Po fera partie de ce jury composé par exemple dAlexia FABRE, conservatrice en chef du MAC/VAL ou Marc-Olivier WAHLER, fondateur de la Chalet Society.

Amateurs dart aguerris ou simplement curieux, venez faire valoir votre point de vue !

Cette exposition est avant tout faite pour vous.

Pour postuler, envoyez-nous un mail à sciencespo.artcontemporain@gmail.com avant le 25 mars

(CV + brève lettre de motivation).

 

 

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Entretien avec Anne-Marie DUBOIS, membre du comité de sélection 2013

 

 

Anne-Marie Dubois, psychiatre et conservateur de la collection de l’hôpital Sainte-Anne, est également commissaire d’exposition du musée Singer Polignac. « Émancipation » : c’est ainsi que le Centre d’Étude de l’Expression de l’hôpital a baptisé sa dernière exposition, présentant ainsi des œuvres libres, originales et étonnantes.

 

Avant l’annonce en janvier prochain du comité de sélection 2013 du Prix, nous avons rencontré cette spécialiste de l’Art Brut qui partage ce même souci de liberté et d’affranchissement des conventions.

 

 

Quand l’art-thérapie est-elle apparue en France ?

 

A-M.D : L’art-thérapie est arrivée en France juste après 1950, au sein de l’hôpital Sainte-Anne, avec le premier congrès mondial de psychiatrie. À cette occasion, des communications avaient été faites par des psychiatres brésiliens, anglais, nord-américains, sur l’utilisation de l’art à des fins thérapeutiques.

 

Quel rôle a joué l’hôpital Sainte-Anne dans cette nouveauté médicale ?

 

A-M.D : C’est à la suite de ce congrès que furent installés à Sainte-Anne les premiers ateliers utilisant les arts plastiques dans un but psychothérapeutique et non plus dans un objectif occupationnel comme cela avait pu être le cas auparavant. C’est donc ici même que se développèrent les premiers ateliers d’art-thérapies en France ainsi que les premières formations dans ce domaine.

 

La notion d’« Art Brut » semble actuellement assez dévoyée, comment la définiriez-vous ?

 

A-M.D : Effectivement, il s’agit d’une notion, d’un concept et non d’un mouvement artistique à proprement parler. C’est là que réside la première confusion qui perdure tant dans les milieux psychiatriques qu’artistiques. Cette idée d’Art Brut a été inventée par Jean Dubuffet en 1947 et, dès cette date-là, de vives discussions ont eu lieu avec les surréalistes et les représentants de « l’art officiel ». L’Art Brut, pour Dubuffet, est un art qui serait exempt de toute influence et référence culturelle. Son action a été utile pour rendre visible un certain nombre d’œuvres qui ne l’étaient pas auparavant, mais fut délétère dans la mesure où « Art Brut » et « Art des fous » ont très vite été injustement associés.

 

Quelle actualité pour cette notion si spécifique ?

 

A-M.D : Aujourd’hui, pour des raisons complexes, ce concept est redevenu à la mode, les expositions dans ce domaine se multiplient comme s’il s’agissait d’une découverte. Cet engouement actuel est peut être lié à une question qui a pourtant agité les penseurs dès Socrate, à savoir les liens entre la création et la folie.

 

Comment expliquez-vous la stigmatisation des personnes internées dans l’histoire de l’art et sa construction ?

 

A-M.D : Cette stigmatisation est directement liée au problème précédent qui réside dans la croyance que tous les règlements psychiques peuvent être à l’origine d’une créativité hors norme ou exceptionnelle. Par ailleurs, les biographies rétrospectives d’un certain nombre d’artistes ont mis l’accent sur certains traits de caractère pathologique qu’on prêtait à tel ou tel créateur. Cependant, les biographies ne sont des reflets que du désir de ceux qui les écrivent. Et on remarquera qu’on ignore les récits de vie des artistes qui n’ont pas de particularité pathologique. Il y a en revanche des études actuelles, menées de façon scientifique, qui ont montré qu’il n’y avait pas forcément de lien entre la potentialité créative et la structure de la personnalité.

 

Que souhaitez-vous mettre en avant avec le Musée Singer-Polignac ?

 

A-M.D : Dans cet espace d’exposition sont organisées, 2 à 3 fois par an, pendant 2 à 3 mois, des expositions temporaires, conçues autour de thématiques spécifiques. Celles-ci ne sont pas du tout en lien avec la psychopathologie mais autour de problématiques artistiques. Il s’agit de montrer que les œuvres de la collection Sainte Anne ne sont pas des reflets de la pathologie éventuelle des gens qui les ont réalisées et que les œuvres de la collection ne sont pas non plus apparentées, pour la majeure partie d’entre elles, aux œuvres d’Art Brut. Pour ces raisons, un soin particulier est apporté à la conception, à la scénographie. Par ailleurs, depuis quelques années, les œuvres de la collection Sainte Anne sont présentées avec d’autres œuvres extérieures afin de favoriser les échanges et les similitudes entre elles. Il s’agit là d’un moyen de déstigmatiser à la fois les œuvres et les artistes qui les ont produites.

 

Désormais membre du nouveau comité de sélection du Prix, quel type d’artistes allez-vous essayer de sélectionner ?

 

A-M.D : À un moment où les performances et les installations sont de plus en plus présentées dans les musées d’art contemporain et dans les biennales, je souhaiterais mettre en avant une forme de retour à la figuration qui prend des chemins à la fois très techniques, très sophistiqués et très inventifs.

 

 

 



SYNDICATION


réalisation : Maxime Gabillet, Luc Notté